Pas de taxe Obama : ils n'ont rien compris

Publié le 19 Décembre 2009

Le sommet de Copenhague s'est achevé sur un délire international : oui, les états s'engagent à limiter le réchauffement climatique à 2°, mais sans s'en donner les moyens.

A mon humble avis, vue l'inertie de la machine climatique, 2° est un objectif optimiste voire utopique : il faudrait diviser par deux ses émissions de gaz à effet de serre (et donc sa consommation d'énergie, directe comme indirecte) dans les années qui viennent et pas attendre 2050 contrairement à ce que laissent penser les journalistes.

Petit rappel pour celles et ceux qui n'auraient pas en tête les données de base :
- 35% de l'énergie mondiale dépend du pétrole dont le pic de production est certainement passé et qui aurait au mieux pour 40 ans (mais pas 40 ans plein, davantage mais en diminuant la quantité disponible tous les ans et à des prix ...)
- 25% du charbon (les grosses réserves sont justement dans les pays qui polluent le plus, plus de 80% pour les USA, Chine, Russie, Australie, et l'Afrique du Sud)
- 20% du gaz dont le pic de production est déjà passé mais qui offre davantage de réserves que le pétrole
- 10% de la biomasse (le bois essentiellement)
- 5% du nucléaire avec moins d'1 siècle de réserve d'uranium à usage constant
- 5% de l'hydraulique
Le reste (éolien, solaire, etc.), des pouièmes ...

Ce sont les chiffres pour la planète : ce sont ceux là qu'il faut avoir en tête quand on parle de ce problème. Parce que le problème climatique fait partie d'un ensemble avec l'énergie (qui va donc manquer sous sa forme fossile quasi gratuite) et l'eau qui souffre littéralement de la bêtise humaine liée à cette consommation frénétique.

Dès lors, pour celles et ceux qui ont conscience de ce problème, il n'y a qu'une seule solution : se mettre en économie de guerre.

Cela ne veut pas dire préparer la guerre. Ni s'armer. Mais simplement se préparer à ce qui va arriver : hausse du prix de l'énergie et blocage en tout genre qui vont suivre, des transports (routiers, aériens, etc.) à la pénurie de matière première, d'une crise économique et sociale qui renverra 2008 et 1929 à de simples soubresauts sans trop de conséquences.

Comment s'y préparer ? Simplement (le choix est dur mais s'y mettre est simple) en diminuant sa consommation d'énergie (cela va sans dire mais toujours mieux en le disant) et en changeant son mode de vie. Le terme de durable n'est pas forcément le mieux choisi. Il faudrait plutôt indiquer que l'on a choisi une option supportable (par la planète et ses habitants, faune et flore). Cela ne veut pas dire arrêter de tout faire, y compris respirer (production non négligeable de gaz à effet de serre). Mais de faire les meilleurs choix possibles, souvent contraignants ... Y compris investir dans ce qui n'est a priori pas rentable (isolation, énergie renouvelable, alimentation locale et bio, etc.)

Mais pourquoi nous ? Simplement parce que de toute façon, si nous ne n'y mettons pas, on sera forcé à court ou moyen terme, au mieux par le coût économique de l'énergie (cf. l'été 2008), au pire par les conséquences sociales d'une crise planétaire terrible (1929 -> Hitler). Cela concerne toute la planète et seuls celles et ceux qui s'y seront préparés pourront supporter le changement. Malheureusement les autres risquent de payer le prix fort !

Préférons nous vivre plus et mieux avec moins ? Ou moins (longtemps) avec plus (de choses) ? Ce n'est pas anodin comme question. C'est un choix de vie. Et je rappelle ici ce que l'on m'a toujours répété : il ne faut pas confondre réussir sa vie et réussir dans la vie ...

Rédigé par Teknofil

Publié dans #Planète

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Philippe 20/12/2009 20:21


Oui on en est là. Mais comment faire comprendre à des gens qui ont tout de partager ? Vaste débat ...

Pour info, je te signale l'excellente Emission Co2 Mon Amour que tu connais peut etre deja ... avec Philippe Torreton cette fois ci où il pousse un très beau coup de gueule !
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/co2monamour/


Teknofil 20/12/2009 20:53


Oui, je connais et quand je peux j'écoute ... plus il y aura de diffusion de ce type, plus la conscience collective se développera. En attendant, c'est dramatique : il suffit de voir les
décorations de Noël lumineuses dans les rues et les maisons ... alors qu'il fait un froid monstre et que les chauffages électriques tirent terriblement sur la production énergétique !