HAO

Publié le 21 Novembre 2009

Qu'est-ce donc que cet acroonyme barbare ? La première lettre est pour Humain. La seconde, comme PAO, CAO, DAO pour Assisté. Idem pour la dernière : (par) Ordinateur.

Mais quelle mouche m'a donc piqué ? Tout simplement une petite réflexion sur notre mode de vie, et la mienne en particulier. L'ordinateur y a pris une telle place que cela est peut-être déraisonnable :
- consultation des mails à longueur de journée
- réseaux sociaux & sites d'annonces (professionnelles)
- consultation du programme TV
- informations dans tous les domaines
- travail
- musique
- vidéo/films (y compris TV)
- photos

Bref, c'est clairement devenu l'élément central de ma vie (numérique ?). Même dans la voiture, cela me permet avec le GPS de trouver le (meilleur) chemin pour me rendre à destination. Et si je poussais le concept qui jusqu'au bout, il y a un certain nombre d'applications sur iphone que pourraient me rendre bien des services.

Néanmoins, comme mes (avant) dernières vacances me l'ont montré, on peut très bien vivre sans tout ça. Bon, parfois on regrette de ne pas prendre en photo ou en vidéo tel moment d'anthologie. Aujourd'hui, je regrette ainsi d'avoir si peu de photos de mon enfance et de ma jeunesse (d'avant la photo numérique) alors qu'Amandine a déjà à ce jour quelques milliers de photos et des vidéos particulièrement intéressantes !

De même l'écriture est certainement bien plus facile et efficace aujourd'hui. L'aide à la saisie permettant notamment de ne plus faire (trop) de fautes? Et la réécriture est parfaitement envisageable ... sans jeter à la poubelle ce qu'on laisse de côté. Soit, c'est quand même un monde magnifique dans lequel nous vivons.

Sauf qu'à force d'être ainsi assisté, nos capacités ont évolué d'une certaine manière. Ainsi, le calcul mental est devenu ... problématique. Pour ma part, je m'y exerce à nouveau tous les jours depuis des mois. Au grand étonnement de mon entourage. Et ce qui est vrai pour l'arithmétique l'est également pour le domaine littéraire : la mémoire ne sert plus à conserver les contenus mais les connaissances d'usage et d'emplacement : où se trouve cette information et comment y accéder, voire quoi en faire ?

Travaillant dans le domaine des technologies de l'information, je ne devrai pas être plus surpris que ça. Sauf qu'en ce moment, je met en place des plans de secours et de continuité qui impliquent des sinistres éventuels où cette assistance ne serait plus de mise. Et comme qui dirait : c'est le drame.

Certes, une empreinte (fossile) est toujours disponible dans les têtes des uns et des autres, mais cela ne vaut pas, mais alors vraiment pas, l'original. Dès lors, quelle solution choisir ? Le stockage papier ? Inopérant en cas d'incendie ou de dégâts des eaux. Sans compter les problèmes d'organisation. Bref, aucune solution miracle n'existe. La mémoire humaine ayant elle-même de sacrées lacunes ...

J'en viens donc à une conclusion que je retrouve souvent depuis quelques années : le plus important est d'avoir connaissance du problème et d'essayer de s'y adapter. Il n'est pas toujours possible, ni même souhaitable, de le corriger. Mais comme lorsqu'on a des préjugés, un peu de recul ne fait jamais de mal et permet souvent d'ajuster ses réactions pour éviter le pire.

Rédigé par Teknofil

Publié dans #Teknofil

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Le Baudet 21/11/2009 13:50


Serais-tu en train de sortir de l'Église de la webologie?


Teknofil 22/11/2009 10:45


Ce n'est pas gagné ... Mais la prise de conscience est là, c'est un début