Evolutionnaire ?

Publié le 8 Novembre 2009

Cela fait quelques semaines que je m'étais dit qu'il fallait faire une chronique sur ce terme. Je suis ainsi tombé dessus dans une revue de déco tendance écolo (comment ? ça vous étonne ?) et je me suis reconnu dans le discours. Toutefois, la désignation en tant qu'écologie (ou développement durable) pour les bobos est un peu trop simpliste à mon goût.

Je reprends ainsi cette citation que l'on peut trouver sur le net :

Tendance déco pour les bobos
On les appelle"Les Evolutionnaires, ce sont d'anciens "Bobo". On trouve des couples de 30 à 40 ans avec un enfant", explique Vincent Grégoire du cabinet de tendances NellyRodi. "Plus d'éthiques, de responsabilité, moins de superflu et de gadgets", selon lui, les Evolutionnaires recherchent "la simplicité luxueuse".
Leurs couleurs : le bleu, les tonalités militaires, l'argent blanc ou encore le blanc pur. Ils recherchent le retour à l'essentiel et au fonctionnel, ainsi qu'un nouveau refuge. Cela explique que "les belles matières, comme les matières premières, les bois clairs, les produits naturels" soient leurs matériaux de prédilection.


C'est vrai que je m'y retrouve bien (sauf encore une fois dans le terme bobo), notamment sur la longétivité et donc le choix des matérios. Bio, écolo, c'est non seulement dans l'air du temps, mais c'est à mon humble avis un passage obligé dans l'évolution de notre civilisation. On ne pourra pas continuer comme ça et les problèmes du tiers monde (re)commencent à arriver dans nos contrées. S'il ne fallait qu'un signe, cela en est un bon !

Dès lors, sans être un anti croissance, je pense qu'il faut renouveller la façon de penser. Et surtout dissocier le PIB de ses avantages et inconvénients. Ainsi, consommer moins mais mieux peut sans aucun doute coûter plus cher (et donc produire de la croissance, certainement verte soit dit en passant). Et ce dans tous les domaines.

Reste que ce n'est vraiment pas facile tous les jours. Autant pour l'alimentation, c'est certainement faisable sans trop de problème et c'est certainement ce qui me chagrine le moins. Mais pour le reste, que c'est dur. Le plus gros souci est bien entendu la frénésie dans laquelle nous sommes (presque) tous pris nous obligeant à des "choix" qui n'en sont plus. Travailler loin, prendre la voiture, trouver un compromis économique qui est assez rarement écologique (l'investissement de ce côté étant assez peu rentable in fine) et qui empiète sur le reste du budget et donc des activités. Bref, suivre le troupeau et/ou être stigmatisé tel le mouton noir dès la moindre incartade.

Toutefois, il est clair, du moins dans mon esprit si ce n'est dans mes mots, que c'est pourtant le seul chemin viable. Et comme souvent, les premiers à l'emprunter recevront des pierres sur le coin de la gueule. Ce n'est pourtant pas cela qui me fait peur. Plutôt le temps que cela va prendre. 5, 10, 20 ans ? Plus ? Parlons pas de malheur. Mais le dicton est pourtant là : mieux vaut tard que jamais ...

Rédigé par Teknofil

Publié dans #Teknofil

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