Dette sans fin ?

Publié le 24 Février 2010

Cela fait un certain temps que je me dis qu'il faut que je parle ici de la dette, de la France comme de l'Europe. Et les actualités ont fait que j'ai toujours remis au lendemain ce petit billet.

En effet, il y a 15 ans déjà, je pestai déjà contre la dette publique, comparant facilement la France et la Belgique et les politiques démentielles de l'une comme de l'autre. Aujourd'hui, c'est tout simplement pire encore. Et ce n'est pas mes travaux répétés dans les fonctions publiques qui vont changer mon avis : la richesse ponctionnée est en (grande ?) partie gâchée !

Il faut bien sûr modérer des propos. Pour plus de la moitié, ce n'est vraiment pas si mal. Cela permet une redistribution sociale (des riches vers les pauvres, des travailleurs vers les retraités ou les chômeurs), des services publics à peu près digne de ce nom (même s'il y a beaucoup à faire) et des infrastructures en grande partie de qualité. Toutefois, à la marge, soit quelques dizaines de pour-cents des montants colossaux, c'est la fête à neuneu, le règne du n'importe quoi et du n'importe comment ...

Pas de stratégie, aucune vision, une idéologie biaisée (tout n'est pas sous le contrôle du gouvernement, bien au contraire) et surtout une présentation trompeuse du problème. Ainsi, le remboursement non pas de la dette mais de ses intérêts (!) est le deuxième poste de dépense de l'Etat et accapare à lui seul plusieurs dizaines de milliards d'euros. Or, on continue de nous présenter celle-ci comme un % du ... PIB. Or, il faudrait la présenter comme un pourcentage du/des budget/s. En l'occurrence pour l'Etat, ce ne serait pas très loin des 50% !

Oui, l'Etat dépense 50% en plus que ce que les recettes permettent. C'est tout simplement hallucinant.

Certes, si c'était un investissement pour les années à venir, je ne serai pas aussi critique. Mais quand même, force est de constater que ce n'est vraiment pas le cas. Les universités, les lycées, les collèges et les écoles sont dans un état pitoyable. L'armée ne vaut guère mieux. Les services publics sont vendus un par un depuis quelques années (La Poste, PTT, autoroutes). Au lieu de ça, on continue d'augmenter les fonctionnaires (en volume comme en nombre) sans que le service derrière suive : les rues ne sont pas plus propres, les élèves n'ont pas une meilleure instruction, les plus faibles ne sont pas davantage aidés, etc.

En conclusion, j'espère que quelques courageux arriveront rapidement à mettre au carré ce foutoir sans nom (en fait il en a plusieurs). Parce qu'en attendant, on continue de creuser ...

Rédigé par Teknofil

Publié dans #Politique

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Philippe 14/03/2010 00:40


tu as un lien ?


Teknofil 14/03/2010 09:56


Ici pour l'index ...


Philippe 12/03/2010 21:34


a-t-on des chiffres sur la dette des départements et régions ?


Teknofil 13/03/2010 19:38


Oui, l'INSEE s'en occupe ... et franchement, je ne comprends pas qu'on vote toujours pour de tels gestionnaires !


Philippe 12/03/2010 20:55


Le pire c'est que le gouvernement organise la dette !

Pourquoi le bouclier fiscal, la tva pour les restaurateurs, la desfiscalisation des heures supp, la reduction des charges patronales pour les salaires de moins de 1,6xSMIC ... ???


Teknofil 12/03/2010 21:26


Depuis 35 ans, il la creuse sans relâche. Et depuis 10 ans, les régions et les départements (et les agglomérations de communes) s'y mettent aussi avec beaucoup d'entrain ...


Philippe 25/02/2010 09:50


Pour moi la solution est simple : l'autonomie des régions. La vraie.

A force de tout centraliser à Paris.

Il faut décentraliser. Vraiment. La démocratie quoi. Dans quel autre pays on a ce système ?

Mais je crois que ce n'est pas vraiment à l'ordre du jour en ce moment ...


Teknofil 25/02/2010 14:11


Non, ce n'est pas pour demain !

En théorie je suis tout à fait d'accord, mais en pratique, il y a un sacré ménage à faire avant ... et c'est plus urgent. Toutefois, comme objectif, c'est clairement souhaitable (avec la
suppression des départements) avec des finances saines