Quelle révolution demain ?

Publié le 6 Février 2009

Suite au discours/dialogue télévisé de Nicolas Sarkozy, et surtout des reportages qui le précédaient, je me suis dit que nous allions droit à la révolution. Pas forcément bolchévique contrairement à ce que le postier et d'autres pensent. Ni forcément verte comme je le souhaiterai, surtout qu'elle serait bien plus douce et améliorerait considérablement notre qualité de vite. Mais une révolution sociale : le système actuel ne pourra plus tenir !

D'une part, il me semble impossible d'augmenter le SMIC et cela aurait de toute façon peu de résultats si ce n'est augmenter sans aucun doute les délocalisations, le chômage, etc.
D'autre part, employer davantage de fonctionnaires est une véritable hérésie. Certes, tous les secteurs ne sont pas concernés. Certains domaines régaliens doivent être privilégiés : éducation, police et justice. Mais la preuve a depuis longtemps été faite que ce n'est pas la quantité (l'effectif en l'occurrence) qui fait la qualité !
Enfin, soutenir les banques a du bon, mais encore faudrait-il qu'elles fassent correctement leur boulot : autant hier, elles faisaient n'importe quoi, autant aujourd'hui, j'ai vraiment l'impression qu'elles ne font plus rien, ce qui n'est pas mieux.

A mon humble avis, nous sommes au bord du gouffre. Il suffit qu'une marque automobile française fasse faillite (faut pas rire, ce n'est vraiment pas drôle et tout à fait possible) pour que l'ensemble de l'économie sombre avec. Et ce autant à un niveau national, européen et mondial. Tout simplement parce que si une sombre, les autres risquent de suivre.

La globalisation des échanges est arrivée au bout de ce qu'il est possible de faire. La Chine et les Etats-Unis sont davantage touchés encore que l'Europe. Mais dans le cas d'hémorragies, le moindre mal n'est pas bon, loin de là !
La solution sera, si elle arrive, de toute façon multiple et non coordonnée. Chacun tirant de son côté et écrasant le voisin avec autant de mépris qu'il y aura d'horreur à se faire marcher dessus. Sans gouvernance mondiale, point de salut serai-je tenter de dire.

De plus, forcément, aujourd'hui, ça tape de toute part. Je ne cache pas que ça m'énerve, surtout venant de personnes "travaillant" dans des secteurs protégés (médecine publique, éducation nationale, collectivités locales, etc.) ou de syndicats qui ne pensent souvent qu'à leurs intérêts avant de penser aux travailleurs qu'ils ne représentent d'ailleurs pas correctement ... Et encore moins lorsque ces personnes gagnent plusieurs fois le SMIC.
Quand le système se sera écroulé, elles comprendront (enfin) tout le malheur qu'il y a à perdre son emploi ... ou ne plus être payé.

Bref, j'attends sans aucune impatience une révolution, dont la seule chose que j'espère est qu'elle ne soit pas brune.

Rédigé par Teknofil

Publié dans #Politique

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sheherazade 08/02/2009 10:26

je ne suis pas convaincue que les secteurs que tu nommes "protégés" soient encore si protégés que cela.
Cela va mal partout et dans tous les secteurs.